Notre ouvrage dans la sélection de Face au Risque
Notre ouvrage, livre du mois de mars de la Tribune de l’Assurance
Notre ouvrage, « ouvrage de référence pour structurer la gestion des risques des organisation » pour Green Finance
Notre ouvrage dans la sélection de Face au Risque
Notre ouvrage, livre du mois de mars de la Tribune de l’Assurance
Notre ouvrage, « ouvrage de référence pour structurer la gestion des risques des organisation » pour Green Finance
J’utilise souvent les contenus d’E. Hervé et d’O. Cimelière pour illustrer le risque de réputation et la communication de crise auprès de mes étudiants de M1 et M2.
🎯 J’ajouterai le contenu d’E. Hervé que je relaye aujourd’hui à ma bibliographie/sitographie à la rentrée 2026-27. Ce contenu prolonge ce que j’écris depuis quelques années sous l’angle de la communication de crise – ce qui arrive une fois que le risque advient -.
🎯 Le commentaire ajouté par O. Cimelière contextualise la communication de crise de Nestlé en rappelant les « trop nombreuses » affaires Nestlé qui compliquent aujourd’hui la communication de crise du groupe. Il est en phase avec ce que j’écris sur Nestlé depuis quelques années.
A LIRE en complément – entre octobre 2024 et juin 2026 – :
🎯 De trop nombreuses « affaires devraient conduire Nestlé à s’intéresser à sa gestion du risque éthique » ; opus 1 paru dans le Monde ; octobre 2024
🎯 De trop nombreuses « affaires devraient conduire Nestlé à s’intéresser à sa gestion du risque éthique (2) » ; opus 2 paru sur mon blog ; novembre 2024
🎯 De trop nombreuses « affaires devraient conduire Nestle à s’intéresser à sa gestion du risque éthique » (3). Dernier rebondissement : quelle amplification du risque pour Nestlé ? ; opus 3 paru sur mon blog ; décembre 2024
🎯 L’affaire des eaux contaminées de Nestlé analysée sous l’angle de la gestion des risques : un cas d’école ; paru sur mon blog ; mai 2025
🎯 L’impact du risque éthique de Nestlé waters – affaire des eaux contaminées – s’alourdit. L’amplification du risque augmente ; paru sur mon blog ; juin 2026
Le 14 octobre 2024 dans le Monde j’écrivais que l’impact économique et l’impact d’image (facteur clef de la capitalisation boursière) étaient fort mais que l’impact juridique était modéré.
Impact juridique
Depuis, celui-ci n’a cessé de s’alourdir : nouvelle action en justice engagée le 27 mai 2026 par BONNEVAL contre Nestlé Waters qui fait suite à une autre plainte dans laquelle BONNEVAL demande 1,6 milliard d’euros / à des accusations de concurrence déloyale / à l’élargissement du combat à d’autres concurrents pour faire connaître les pratiques illégales de Nestlé Waters – document du 13 mars 2026.
Impact d’image et amplification du risque par les médias
Les doutes sur la pureté des eaux à l’origine de la nouvelle action en justice sont étayés par de nouvelles révélations sur la marque Perrier émanant de la cellule investigation de Radio France. Le document signé par les principaux concurrents de Nestlé Waters a également été relayé par Radio France, consulté et relayé par Les Echos. Les médias comme amplificateur du risque alourdissent encore l’impact lié à l’image.
Impact financier ?
Reste à suivre l’opération de rachat de 50% des eaux minérales de Nestlé Waters…Ces eaux sont aujourd’hui valorisées près de 5 milliards d’euros.
Pour en savoir plus, lire l’article paru dans les Echos le 27 mai 2026. Extraits ci-dessous.
Une nouvelle action en justice contre les autorisations d’exploitation des sources de Nestlé Waters vient d’être engagée par Bonneval. Les concurrents de la filiale de Nestlé continuent leur combat contre les systèmes de microfiltration utilisés dans les usines d’eau minérale de cette dernière.
La pression ne redescend pas à l’encontre de Nestlé Waters et de ses eaux minérales françaises. Un concurrent du minéralier, Bonneval, a saisi la justice administrative pour faire annuler les arrêtés préfectoraux renouvelant les autorisations préfectorales d’exploitation des sources Perrier (Gard), Hépar et Contrex (Vosges). Interrogé, Nestlé Waters n’a pas souhaité réagir à ces recours.
Selon les recours déposés auprès des tribunaux administratifs de Nîmes (pour Perrier) et de Nancy (pour Hépar et Contrex) et que « Les Echos » ont pu consulter, les griefs reposent principalement sur l’usage de systèmes de microfiltration à 0,45 micron dans les usines d’embouteillage de Nestlé Waters. Pour Bonneval et d’autres concurrents du groupe suisse, dont Danone, un tel niveau de filtration « modifie le microbisme de l’eau en la désinfectant partiellement ».
Rejet des recours gracieux
En outre, dans le cas des Vosges, Bonneval estime que l’absence d’une nouvelle saisine d’un hydrogéologue agréé pour avis dans le cadre du renouvellement de l’autorisation d’exploitation est contraire à la loi. La préfecture s’est, en effet, appuyée sur un avis rendu en octobre 2023, lors d’une précédente demande d’autorisation.
…
Questions sur la pureté des sources
Dans le cas du site de Vergèze (Gard), Bonneval estime par ailleurs que l’obligation formulée par l’autorisation d’exploitation d’un « contrôle sanitaire renforcé et d’une surveillance renforcée de la qualité microbiologique et physico-chimique de l’eau brute des forages » revient à reconnaître des doutes quant à la « pureté originelle » de la source et la stabilité physico-chimique de l’eau. Deux éléments qui conditionnent l’usage de l’appellation « eau minérale naturelle ».
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Destruction de lots
Ces doutes sont étayés par de nouvelles révélations sur la marque Perrier. Selon les informations de la cellule investigation de Radio France, 900.000 bouteilles produites sur le site de Vergèze (Gard) ont été détruites depuis l’été 2025, et plus de 2 millions de canettes sont actuellement bloquées, en raison de la présence de bactéries coliformes, ou d’excès de germes revivifiables dans les bouteilles. Ces micro-organismes ne constituent pas nécessairement un danger pour la santé, mais leur présence en quantité anormale peut être le signe de l’existence d’autres micro-organismes pathogènes.
…
« En 2025, par exemple, une proportion très limitée de produits a été détruite car ils n’atteignaient pas les standards stricts de qualité attendus. Si des produits peuvent être bloqués en attente de contrôles, dans la vaste majorité des cas ces produits se sont finalement avérés conformes, comme le confirme l’ARS dans ses réponses à France Info », s’explique Nestlé Waters. L’entreprise « assure aux consommateurs que tous les produits commercialisés peuvent être bus en toute sécurité, comme cela a été confirmé de nombreuses fois par les autorités compétentes. »
Validation du gouvernement
Cette plainte intervient dans un combat plus large des concurrents de Nestlé, réunis pour la plupart au sein de la Maison des eaux minérales naturelles (MEMN), pour faire reconnaître l’illégalité des pratiques de Nestlé Waters. Sa présidente, Cathy Le Hec, par ailleurs directrice des sources d’eaux minérales de Danone, a récemment adressé une lettre à Stéphanie Rist, ministre de la Santé.
…
Moment clef pour la vente
Ces nouveaux rebondissements arrivent à un moment critique pour Nestlé. Selon nos informations, plusieurs fonds sont encore en lice pour le rachat de Nestlé Waters. « Le 2e tour est en cours », indique une source au fait du dossier aux « Echos », avec des copies attendues pour début juin.
Comme pour le rachat des médicaments sans ordonnances de Sanofi, dont le groupe pharmaceutique a ouvert le capital en 2025, le géant français PAI est sur les rangs, ainsi que l’américain CD&R. Deux autres géants américains sont toutefois encore en piste, selon ces mêmes sources, il s’agit du fonds Advent et, selon des informations de Sky news, du fonds californien Platinium Equity.
Nestlé veut trouver un partenaire financier pour faire l’acquisition de 50 % de ses eaux minérales telle que Perriers et San Pellegrino. Ceci afin de constituer une co-entreprise et déconsolider ces activités. Philipp Navratil, le directeur général, vise une déconsolidation en 2027.
…
Paul Turban, avec Sharon Wajsbrot – 27 mai 2026
Mes premiers contenus du blog sur le risque géopolitique datent de 2023.
Ils étaient dictés par la place grandissante de ce risque dans les préoccupations des entreprises, en lien avec la guerre en Ukraine.
Ils avaient pour objectifs de :
Pourquoi en reparler aujourd’hui ?
Le risque géopolitique n’est plus un évènement exceptionnel à gérer en marge. Il est une contrainte permanente de décision.
Pour la première fois en 2026, le risque géopolitique figure également parmi les dix principales préoccupations dans la nouvelle Enquête mondiale sur la gestion des risques d’AON.
Je boucle sur des préconisations.
J-Ch Antoine-Noirel écrit sur LI que « dans beaucoup d’organisations, le risque géopolitique est externalisé avec l’aide d’experts ponctuels, ou dispersé entre le juridique, la compliance, la sûreté ou les affaires publiques ou encore pris en compte et étudié uniquement lorsque la crise éclate…l’année 2026 fera émerger des entreprises qui auront intégré le risque à différentes étapes de leur process de décision…Il est tellement plus simple de mettre en place des KPI à thématique géopolitique, avec des seuil d’actions pour prendre des décisions…et s’y tenir. »
Dans deux semaines Risque géopolitique (2). Crise Iran. Illustration de la démarche de gestion des risques sur la logistique et la chaine d’approvisionnement.
UNE RESSOURCE A ECOUTER
Le Monde selon l’IFRI
Les entreprises à l’épreuve du risque géopolitique
Trente-trois minutes d’écoute
Au programme de ce podcast, Thomas Gomart, directeur de l’Ifri :
DES RESSOURCES A LIRE (antérieurs à la crise en Iran).
Extraits d’articles
Les professionnels du secteur se réunissent à Deauville du 4 au 6 février sur fond de crises géopolitiques. Alors que les tarifs d’assurance sont en baisse, particulièrement dans le cyber, la situation internationale très volatile devrait peser sur les discussions.
Par Thibaut Madelin
Publié le 4 févr. 2026
Menace d’annexion du Groenland par Donald Trump, enivré par son enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, tensions persistantes au Moyen-Orient (Gaza, Iran), nouvel hiver sous les bombes russes en Ukraine, attaque informatique contre La Poste, pénurie de puces Nexperia dans l’automobile, incendies en Australie, instabilité politique dans une France surendettée…
Après Davos fin janvier, rarement le climat n’aura été aussi intense pour les professionnels du risque, qui se réunissent du 4 au 6 février à Deauville à l’occasion des rencontres annuelles de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae). Et leur fonction aussi clef pour des groupes français soucieux d’aller chercher la croissance à l’étranger sans ignorer les dangers.
Pourtant, malgré ce contexte anxiogène qui devrait théoriquement faire exploser les prix d’assurance, c’est l’inverse qui se produit. « Nous sommes dans un marché favorable aux acheteurs d’assurances, déclare Denis Bicheron, directeur des placements CRB chez WTW France. Il y a une capacité abondante et des prix qui baissent quasiment sur toutes les lignes. »
L’expert cite des baisses de 10 à 15 % dans l’assurance dommage des entreprises ou encore de 25 à 30 % sur les lignes financières, qui incluent le cyber ou la responsabilité civile des mandataires sociaux. A l’origine : les bons résultats techniques enregistrés par les assureurs (et les réassureurs), qui vont du coup chercher des affaires chez les autres en baissant leurs prix, explique l’expert.
…
Les autres risques, dont celui lié au climat, n’ont pas disparu, mais c’est bien les tensions internationales qui dominent les débats. « Le risque géopolitique, ce n’est plus un bruit de fond, c’est vraiment au centre de l’agenda des Comex et des conseils d’administration, insiste Oliver Wild, vice-président de l’Amrae et directeur des risques et des assurances de Veolia. C’est vraiment un facteur de rupture majeure. »
Consolidation
Les polices d’assurance dommages standard excluent généralement la couverture des guerres et des guerres civiles, mais des produits spécifiques existent, comme les couvertures « CEND » (Confiscation, Expropriation, Nationalisation & Privation) ou les polices Violences Politiques. Jusqu’ici, leurs prix n’ont pas flambé, constate Denis Bicheron. « Si le marché reste stable, la persistance de tensions géopolitiques majeures et inédites depuis la Seconde Guerre mondiale incite à la prudence quant à la pérennité de la situation », admet-il cependant.
L’évolution dépendra des humeurs du président américain, mais aussi du marché. « Il y a aujourd’hui un décalage entre ce que les entreprises attendent des assureurs et ce que ces derniers leur proposent », constate Grégoire Dutertre, président de la commission géopolitique de l’Amrae et risk manager de Sonepar. Il cite les exclusions de zones géographiques, les prix et les franchises élevés, mais reconnaît que les entreprises doivent aussi professionnaliser leur gestion du risque géopolitique…inquiétud
Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient, les entreprises françaises ne peuvent plus ignorer ces nouveaux risques. Beaucoup ont déjà révisé leur stratégie d’investissement, mais elles doivent aussi se prémunir contre les menaces de guerre militaire et hybride.
Par Jeanne Bigot
Publié le 4 févr. 2026
Conflits armés, droits de douane exceptionnels, attaques cyber, contraintes politiques sur l’investissement… Depuis plusieurs années, les risques géopolitiques s’intensifient et pèsent sur les entreprises, y compris en France. « Longtemps, l’entreprise mondialisée a optimisé ses chaînes de valeur comme un pur problème de coût et d’efficacité, en considérant que la mondialisation assurait une relative stabilité politique, observe Stéphane Auray, professeur d’économie à l’Ecole nationale de la statistique et de l’analyse de l’information, et à Rennes School of Business. Aujourd’hui, ce constat vole en éclat. »
Pour faire face, les cellules de veille géopolitique montent en puissance au sein des entreprises, de même que certaines fonctions comme les managers du risque géopolitique. Leur premier objectif est d’identifier les vulnérabilités. Actuellement, sur le sol français, les risques physiques comme la destruction d’actifs, l’interruption d’activité, l’expropriation, ou même la mobilisation et la sécurité du personnel, sont limités. Rares sont ceux qui les anticipent de manière opérationnelle, bien que certains exploitants d’infrastructures critiques (énergie, transport, finance…) développent des scénarios prospectifs et plans de continuité.
« Cependant, le risque géopolitique ne se limite pas aux conflits armés : il existe toute une échelle de déviance par rapport à ce que l’on pourrait espérer être la norme dans une situation de concurrence économique mondiale », note Sébastien Jean, professeur en économie au CNAM et directeur délégué du programme Géofinance à l’Institut français des relations internationales (Ifri).
En effet, parmi les menaces géopolitiques les plus prégnantes se trouvent les risques dits « hybrides » comme les cyberattaques, les fuites ou prises en otage de données, la désinformation, ou encore les attaques à la réputation…
Désormais, certains grands groupes ont intégré les risques géopolitiques dans leur stratégie de gouvernance, mais il ne s’agit pas d’une vérité générale. « La sensibilisation à ces questions est très variable, reprend Sébastien Jean. Cependant, la prise de conscience doit être à la hauteur des enjeux, qui peuvent devenir de premiers ordres : il faut y consacrer des efforts spécifiques. »
Anticipation et résilience
Aujourd’hui, déjà, la grande majorité des choix d’implantation à l’étranger sont liés aux grands événements géopolitiques. D’après le rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, la proportion des projets d’investissements étrangers directs entre pays géopolitiquement distants a reculé, passant d’environ 23 % en 2013 à 13 – 15 % au début des années 2020, tandis que les projets réalisés entre pays alignés et au sein d’une même région continuent d’augmenter. « Aujourd’hui, la géopolitique pèse autant dans les investissements que les coûts de production ou la taille du marché », note Stéphane Auray…
Les banques, fortement internationalisées, vont devoir s’adapter à la fin de la « fiction agréable » décrite par le Premier ministre canadien, Mark Carney, dans son discours de Davos. Les canaux de contagion entre le géopolitique et la finance sont nombreux.
Publié le 13 févr. 2026
Jusqu’ici, tout va bien. Lors de leurs publications annuelles, les banques françaises ont enchaîné les résultats record, comme la plupart de leurs concurrentes européennes. C’est comme si les tourments du monde étaient sans prise sur le secteur financier. Lors des conférences de résultats, aucun signe d’inquiétude n’a pu transparaître des états-majors des banques face au risque géopolitique.
Par rapport aux industries du luxe, de l’agroalimentaire ou de l’automobile, frappées de plein fouet par les droits de douane, le secteur bancaire ne serait impacté que de manière indirecte, notamment si le ralentissement économique entraînait une dégradation de la qualité du crédit. Mais pour combien de temps ?
On imagine difficilement, en effet, que les banques soient totalement épargnées par la fin de la « fiction agréable » et le début de la « réalité brutale » que le Premier ministre canadien, Mark Carney, a décrites dans son discours de Davos, si révélateur du basculement actuel qu’il en est devenu viral.
Ce n’est pas pour rien si la Banque centrale européenne (BCE) a renforcé son niveau de vigilance concernant le risque géopolitique dans ses priorités pour les trois années à venir, publiées en début d’année. Dans ce document, le superviseur s’inquiète que l’absence de grande faillite bancaire dans la zone euro ces dernières années malgré l’accumulation de chocs (Brexit, Covid, Ukraine…) puisse alimenter une forme de complaisance face au risque de crise financière.
En cas de nouveau scénario extrême, les Etats risquent de ne pas être en mesure de venir au secours de l’économie comme ils l’ont fait pendant la pandémie, prévient-il, en raison du « niveau élevé de dépenses publiques et des contraintes budgétaires » actuelles dans certains pays. A Francfort, certains responsables de la supervision reconnaissent eux-mêmes avec humour qu’ils « sont payés pour être pessimistes ». Comme un soupçon de pessimisme vaut mieux qu’un excès de confiance, la BCE a demandé aux banques de se soumettre à des « stress tests » géopolitiques.
Mais au lieu de leur appliquer des scénarios extrêmes pour voir si les établissements bancaires peuvent absorber ces chocs, comme lors des traditionnels tests de résistance, la BCE va cette fois procéder à l’exercice inverse. Les 110 établissements supervisés vont devoir identifier quels événements pourraient conduire à une baisse drastique de leurs ratios de fonds propres (CET1), à hauteur de plus de 300 points de base.
Ces « stress tests inversés » n’ont pas manqué de susciter des réactions circonspectes de la part des banquiers, toujours enclins à dénoncer le zèle des superviseurs. « On me demande de modéliser l’impact de la fin du monde sur les comptes de la banque », soupirait récemment le dirigeant d’un grand établissement. Un chroniqueur du « Financial Times » a comparé cet exercice à un « atelier d’écriture collaborative de fiction dystopique »…
Cela peut concerner le refinancement en dollar des banques européennes par le biais d’accords de « repo » et de swaps de devises, la dépendance à un acteur du cloud basé hors de l’UE, ou encore l’utilisation des réseaux de paiement comme moyen de rétorsion. On en a déjà vu un aperçu, lorsque le juge français de la Cour pénale internationale (CPI), Nicolas Guillou, a été placé sous sanctions américaines l’été dernier pour avoir autorisé l’émission par la CPI de mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.
Le scénario le plus extrême reste sans doute celui des sanctions : gels d’actifs, retraits de licence bancaire… Les banques occidentales présentes en Russie en ont fait la douloureuse expérience….
« L’affaire LAFARGE » et plus précisément le procès LAFARGE permet de revenir sur deux facteurs de l’évolution des risques et de leur gestion depuis la fin des années 90. Ce contenu revient sur le risque éthique comme nouveau risque et le rôle joué par l’amplification sociale du risque.
Avant ce point, je vous propose également pour comprendre la genèse de « L’affaire LAFARGE » de lire ou relire du plus récent au plus ancien :
« L’éthique est la mise en pratique quotidienne des valeurs de l’entreprise et plus largement le respect des valeurs humaines et sociétales. Elle se décline en deux dimensions : d’une part le développement durable – le risque éthique est alors proche du risque environnemental –, d’autre part la gouvernance – il s’agit alors du respect des engagements de transparence, de prise en compte des parties prenantes et d’ouverture aux besoins de l’environnement global (concurrentiel, réglementaire, sociétal…) dans lequel opère l’organisation. »
« Le concept d’amplification sociale du risque (Kaperson et al.,1988) suggère que les risques sont amplifiés et instrumentalisés par des institutions telles que le régulateur-législateur et les médias. (Pidgeon et al, 2003). La manière dont les évènements sont perçus, classifiés, dramatisés, rendus visibles par ces institutions détermine leur importance dans les agendas de la gestion des risques. »
C’est beaucoup parce le régulateur-législateur sur fonds de scandales et de crises a mis en place principe, lois, règlements, décrets que sa gestion existe. Les premières lois (Loi Nouvelles Régulations Economiques, 2001 ; Loi Sécurité Financières, 2002) avaient des contenus peu structurants qui ont pu induire des logiques de sur-réaction et de sur-référence à des procédures. Les lois de la période 2008-2018 déterminent plus explicitement le périmètre…et les sanctions en cas de manquement, amenant les entreprises à renforcer les systèmes de contrôle interne et de gestion des risques.
La réalité des sanctions fait le reste. La décision du 13 avril 2026 marque une étape. La responsabilité – matérielle, juridique, morale – est au cœur de la décision. Il ne s’agit plus seulement de sanctions financières (amendes) mais de peines de prison.
Les risques potentiels deviennent plus visibles ; ils sont perçus par les entreprises comme plus dangereux.
Lafarge et huit anciens responsables ont été reconnus coupables, lundi par le tribunal de Paris, de financement de terrorisme en 2013 et 2014, pour avoir payé des groupes djihadistes afin qu’ils laissent tourner une usine au milieu de la guerre en Syrie. Le cimentier a été condamné à l’amende maximale.
« Dénégation », « cynisme », « arrangements troubles et inévitables »… Pendant les quatre heures de lecture de son délibéré, la présidente de l’audience Isabelle Prévost-Desprez n’a pas eu de mots assez durs pour qualifier les agissements de la société Lafarge et de ses ex-dirigeants en 2013-2014 en Syrie, alors que la guerre civile ravageait le pays, que l’Etat islamique étendait son emprise sur la région et préparait de funestes attentats.
Et les sentences tombent, à la hauteur de ce « véritable partenariat avec l’EI », estime le tribunal. A partir de ce lundi soir, l’ancien PDG Bruno Lafont et l’ex-numéro 2 Christian Herrault dorment en prison. Ils ont été arrêtés au sein même de la salle d’audience alors qu’ils venaient d’être condamnés par le tribunal à, respectivement, six et cinq ans de prison avec mandat de dépôt. Ils ont aussitôt annoncé leur décision de faire appel.
Quant à l’entreprise Lafarge en tant que personne morale, elle est condamnée à l’amende maximale de 1,125 million d’euros et à payer solidairement avec quatre de ses ex-cadres une amende douanière de 4,57 millions d’euros pour non-respect des sanctions financières internationales.
C’est la première fois qu’une personne morale est condamnée pour financement du terrorisme en France. Pour mieux illustrer la responsabilité concrète de l’entreprise, la présidente a cité, implacable, le témoignage de Gaëlle, rescapée du Bataclan, prononcé lors de l’audience en décembre : « J’essaye de vous faire comprendre comment des choix faits dans vos bureaux, à des milliers de kilomètres, se sont transformés en balles de kalachnikovs, en sang. »
Ces mots, prononcés avec dignité par une survivante dont le visage porte à jamais les stigmates des tirs de cette nuit-là, résonnent comme un verdict moral bien avant le verdict juridique. « C’est une décision historique dans la lutte contre l’impunité des multinationales », s’est réjouie l’association Sherpa, à l’origine de la plainte. La décision est, de fait, fondamentale pour toutes les entreprises opérant en zone de conflit….
Valérie de Senneville » Les Echos, 13 avril 2026.
Attendu avec impatience, le baromètre des risques d’Allianz, publié le 15 janvier, est une boussole pour les professionnels de la gestion des risques et pour les étudiants.
Il est à explorer car sa méthodologie est solide et qu’il est au cœur de l’actualité 🎯
· Un large échantillon : 3 338 répondants experts en gestion des risques / 97 pays et territoires
· Des classements qui permettent d’avoir une analyse fine et pertinente : par zone géographique, Monde, Europe, France / par secteur d’activité / par taille d’entreprise, petites, moyennes et grandes
· Des points saillants au cœur de l’actualité
· Au passage, quelques notions essentielles à la compréhension des risques et de leur évolution et de la démarche de gestion des risques de type Enterprise Risk Management (ERM)
L’HABITUE du classement
👍 Les Incidents Cyber (attaques par ransomware) en tête en France et dans le monde Pour la 5ème année consécutive. La dépendance croissante au numérique en est une explication. Les PME sont de plus en plus ciblées. 🏆
LES PLUS FORTES EVOLUTIONS
👍 Les Risques Politiques (instabilité politique, guerre, terrorisme, coup d’état…) et la Violence perdent une place en France, mais restent à un niveau toujours élevé à la 5ème place. Ils gagnent deux places dans le monde pour s’établir en 7ème position en raison de l’augmentation des préoccupations liées à l’instabilité géopolitique et aux conflits dans le monde. Position la plus élevée jamais atteinte. ⬆
👍 L’Intelligence Artificielle connaît une progression inégalée. De la 10ème place dans le monde en 2025 à la 2ème place. Une entrée dans le Top 10 en France, directement à la 7ème place. Le développement rapide des systèmes d’IA générative et argentique en est une explication. ⬆
👍 Les Catastrophes Naturelles continuent leur hausse en France, en 2ème place en France ⬆ Elles baissent à la 5ème place dans le monde, grâce notamment à une saison des ouragans 2025 moins dévastatrice ⬇️ Le changement climatique étroitement lié aux catastrophes naturelles reste stable ➡️
L’INVISIBLE, baromètre après baromètre
👍 Le Risque Ethique sur sa dimension Gouvernance n’apparaît toujours pas dans le baromètre ! ❗
· Les incidents cyber et l’IA / les catastrophes naturelles et le changement climatique sont amplifiés par le régulateur-législateur.
Il en va de même de l’IA soumis à des réglementations imposant des mesures de résilience, appelées IA Act. Par exemple :
La réglementation DORA (Digital Operational Resilience Act – UE, 2022/2554 – applicable depuis janvier 2025, qui impose aux entités financières européennes un cadre strict de résilience opérationnelle numérique.
La directive européenne NIS 2 (Network and Information Security Directive – Directive UE 2022/2555 – entrée en vigueur en janvier 2023, avec transposition obligatoire dans les états membres d’ici octobre 2024 –) qui renforce les enjeux de résilience et élargit le champ d’application de la directive NIS 1 à de nouveaux secteurs critiques (énergie, santé, transport…)
Nous les détaillons dans l’ouvrage co-écrit avec N.Dufour (février 2026) dans les chapitres 1 et 5.
Les catastrophes naturelles et le changement climatique sont soumis à :
Un arsenal législatif renforcé – trois nouvelles lois depuis la Loi relative à la transition écologique par le croissance verte, 2015 – en France ;
Une accélération réglementaire en Europe depuis l’Accord de Paris (2015) avec un double triptyque de lois fixant des engagements de durabilité des entreprises et des textes structurants en matière de reporting de durabilité des entreprises.
Ces textes que nous détaillons dans l’ouvrage co-écrit avec N.Dufour (février 2026) dans le chapitre 1 consacrent l’approche de priorisation par l’analyse des risques.
Ce constat illustre une notion qui m’est chère, celle du risque danger mais également opportunité. Nous l’abordons comme une évolution très positive dans l’ouvrage co-écrit avec N.Dufour (février 2026) dans le chapitre consacré à l’activité des Risk Manager. Sur la dernière période que nous étudions (2019 à aujourd’hui), apparaît de plus en plus fréquemment dans les discours des Risk Managers architectes l’association des risques qu’ils gèrent, non plus seulement à un danger mais à une opportunité.
🎯 Un lien vers le baromètre 2026 à la fin du communiqué de presse
🎯 Un lien vers le baromètre 2025 : Baromètre Allianz 2025
🎯 Un lien vers le baromètre 2024 : Baromètre Allianz 2024
🎯 Un lien vers mon blog pour relire le Baromètre Allianz 2023 et le Baromètre Allianz 2022
🎯 Le communiqué de presse d’Allianz, ci-dessous :
Paris, le 14 Janvier 2026: Les incidents cyber ont souvent fait la une de l’actualité en 2025 et restent les risques les plus préoccupants pour les entreprises dans le monde en 2026, selon le Baromètre des risques d’Allianz réalisé par Allianz Commercial. L’année dernière a également été marquée par l’adoption accélérée de l’intelligence artificielle (IA), se traduisant par une progression inégalée de ce risque, qui s’établit à la 2e place. Près de la moitié des répondants estime que l’IA présente plus d’avantages que de risques pour leur activité. Un cinquième pense cependant le contraire. Pour la première fois, l’interruption d’activité ne fait pas partie des deux principaux risques et descend en troisième position. Elle reste néanmoins une préoccupation importante, puisqu’elle peut être la conséquence d’autres risques figurant parmi les dix premiers au classement mondial. Les catastrophes naturelles chutent à la 5e place, grâce notamment à une saison des ouragans 2025 moins dévastatrice. Par ailleurs, les risques politiques et la violence grimpent de la 9e à la 7e place, en raison de l’augmentation des préoccupations liées à l’instabilité géopolitique et aux conflits dans le monde.
10 principaux risques en France
En France, les incidents cyber restent le risque numéro un (pour la 4e année consécutive) suivis des catastrophes naturelles et des incendies/explosions. L’intelligence artificielle (8e position) et les développements macroéconomiques (10e rang) font quant à eux leur entrée dans le top 10 des risques. Les entreprises françaises restent également préoccupées par les interruptions d’activités, les risques politiques et le changement climatique (respectivement au 4e, 5e et 6e rang avec plus de 20 % des réponses pour chaque risque).
| Classement | Pourcentage | Classement 2025 | Tendance | |
| 1 | Incidents cyber (ex : cyber crimes, interruptions de service et réseau IT, logiciels malveillants/ransomware, violation de données, sanctions) | 40% | 1 (44%) | → |
| 2 | Catastrophes naturelles (ex : tempête, inondation, tremblement de terre, feu de forêt) | 27% | 2 (31%) | → |
| 3 | Incendie, explosion | 27% | 5 (22%) | ↑ |
| 4 | Interruptions d’activités (y compris les perturbations de la chaîne logistique) | 25% | 2 (31%) | ↓ |
| 5 | Risques politiques (ex : instabilité politique, guerre, terrorisme, coup d’état, conflits sociaux, grèves, émeutes, pillages) | 23% | 4 (27%) | ↓ |
| 6 | Changement climatique (ex : risques physiques, opérationnels et financiers résultant de conditions météorologiques extrêmes) | 22% | 6 (18%) | → |
| 7 | Évolutions législatives et réglementaires (ex : nouvelles directives, protectionnisme, exigences RSE et en matière de durabilité) | 18% | 7 (16%) | → |
| 8 | Intelligence artificielle (ex : défis liés à la mise en œuvre, risques liés à la responsabilité, désinformation/mésinformation) | 15% | NOUVEAU | ↑ |
| 9 | Évolutions de marché (ex : concurrence accrue/nouveaux entrants, fusions/acquisitions, stagnation ou fluctuation de marchés) | 14% | 8 (12%) | ↓ |
| 10 | Évolutions macro-économiques (ex : inflation/déflation, politiques monétaires, programmes d’austérité) | 11% | NOUVEAU | ↑ |
Thomas Lillelund, directeur général d’Allianz Commercial a déclaré : « Face à la volatilité et à l’incertitude qui ont régné en 2025, les entreprises restent exposées, en 2026, à des risques interdépendants et extrêmement complexes, dans un environnement en rapide mutation. L’IA a dominé une grande part des débats socio-économiques. Il n’est donc pas surprenant qu’elle réalise la plus forte hausse dans le Baromètre des risques d’Allianz. En plus d’offrir des opportunités considérables, elle possède un potentiel de transformation, associé à une adoption et à une évolution rapides, qui redessine le paysage des risques. Elle apparaît ainsi comme une source de préoccupation majeure pour les entreprises de toutes tailles à travers le monde, au côté d’autres menaces plus anciennes. »
Les incidents cyber sont de loin la principale préoccupation des entreprises
En 2026, les incidents cyber arrivent en tête du classement mondial pour la cinquième année consécutive, avec un chiffre record (42 % des réponses) et la marge la plus élevée jamais atteinte (+ 10 %). Ils constituent le risque nº 1 pour les entreprises dans toutes les régions (Amérique, Asie-Pacifique, Europe, Afrique et Moyen-Orient). Leur maintien au premier rang du Baromètre des risques d’Allianz reflète une dépendance croissante au numérique, à un moment où le paysage des cybermenaces, mais aussi le contexte géopolitique et réglementaire, évoluent rapidement. Les récentes cyberattaques très médiatisées soulignent la menace permanente qui pèse sur les entreprises de toutes tailles. Les PME sont de plus en plus ciblées et soumises à des pressions, en raison d’un manque de moyens pour garantir leur cybersécurité.
« Les investissements engagés par les grandes entreprises dans la cybersécurité et la résilience portent leurs fruits, car ils permettent de détecter et de contrer rapidement les attaques. Cependant, les risques cyber ne cessent d’évoluer. Les organisations sont de plus en plus dépendantes de fournisseurs tiers en matière de données et de services essentiels, alors que l’IA amplifie les menaces, augmente la surface d’attaque et aggrave les vulnérabilités », explique Michael Bruch, directeur mondial des services de conseil en risques chez Allianz Commercial.
L’IA est une source de risques et d’opportunités commerciales
L’IA est devenue l’une des principales préoccupations des entreprises du monde entier, passant de la 10e place en 2025 à la 2e en 2026 (32 %), ce qui représente la plus forte progression de l’année. Elle est en hausse dans toutes les régions, prenant la 2e place en Amérique, en Asie-Pacifique, en Afrique et au Moyen-Orient, et la 3e en Europe. Représentant également une menace croissante pour les entreprises de toutes tailles, elle entre dans le top 3 des risques pour les grandes, moyennes et petites entreprises. Face à son adoption accélérée et à son intégration dans les activités essentielles, les répondants s’attendent à une intensification des risques, notamment en matière de responsabilité. Le développement rapide des systèmes d’IA générative et agentique, associé à une utilisation croissante dans le monde réel, met en évidence l’ampleur de l’exposition aux risques. En France, l’intelligence artificielle fait son entrée dans le top 10 (directement au 8ème rang avec 15% des réponses).
« Les entreprises considèrent de plus en plus l’IA comme un puissant outil stratégique, mais aussi comme une source complexe de risques opérationnels, juridiques et réputationnels. Dans de nombreux cas, la gouvernance, la réglementation et la préparation des personnels ne peuvent pas suivre le rythme auquel progresse l’adoption de l’IA, explique Ludovic Soubran directeur des investissements et chef économiste chez Allianz. Alors qu’un plus grand nombre d’entreprises prévoient de se développer en 2026, elles devront faire face à des problèmes croissants de fiabilité des systèmes, de qualité des données, d’intégration informatique et de pénurie des personnels qualifiés. Parallèlement, de nouveaux risques apparaissent en matière de responsabilité, liés à la prise de décisions automatisée, aux modèles biaisés ou discriminatoires, à l’abus de propriété intellectuelle et à l’incertitude quant à la responsabilité en cas de dommages découlant de résultats générés par l’IA. »
L’interruption d’activité est étroitement liée aux risques géopolitiques
L’année 2025 a été marquée par un virage vers des politiques commerciales protectionnistes et des guerres douanières qui ont semé l’incertitude dans l’économie mondiale. Elle a également été caractérisée par les conflits régionaux au Moyen-Orient, la guerre Russie-Ukraine, les différends frontaliers entre l’Inde et le Pakistan, ainsi que la Thaïlande et le Cambodge, et par les guerres civiles en Afrique. Cette tendance se poursuit en 2026, avec l’intervention des États-Unis au Vénézuéla. Les risques géopolitiques exercent de nouvelles pressions sur les chaînes d’approvisionnement et, face à cette hausse, seuls 3 % des répondants au Baromètre des risques d’Allianz considèrent leurs chaînes d’approvisionnement comme « très résilientes ». Sur l’année 2025, les restrictions commerciales ont triplé, touchant 2 700 milliards de dollars de marchandises, soit près de 20 % des importations mondiales, selon Allianz Trade. Cette évolution incite les entreprises à étudier de nouvelles stratégies, telles que le friendshoring (délocalisation dans un pays ami) et la régionalisation. La perception du risque est en effet élevée : 29 % des répondants classent l’interruption d’activité parmi les principales menaces et la situent en troisième position, ce qui représente toutefois un recul d’une place par rapport à l’année précédente.
Sans surprise, les risques politiques et la violence gagnent deux places pour s’établir en septième position, la plus élevée qu’ils aient jamais atteinte. Le risque, étroitement lié, d’évolution de la législation et de la réglementation, qui inclut les droits de douane, reste inchangé, s’inscrivant à la 4e place. Il augmente cependant en nombre de répondants, en raison des préoccupations liées à la montée du protectionnisme. De fait, la paralysie des chaînes d’approvisionnement mondiales due à un conflit géopolitique apparaît comme le scénario du « cygne noir » le plus susceptible de se réaliser dans les cinq prochaines années, selon 51 % des répondants.
À propos du Baromètre des risques d’Allianz
Le Baromètre des risques d’Allianz est un classement annuel des risques d’entreprise, réalisé par Allianz Commercial, l’assureur des entreprises du groupe Allianz, en collaboration avec d’autres entités du groupe. Pour cette quinzième édition, l’enquête analyse les opinions de 3 338 experts en gestion des risques (cadres supérieurs, gestionnaires de risques, courtiers et experts en assurance), situés dans 97 pays et territoires.
Vous trouverez en pièce jointe les annexes du rapport en français incluant les top risques mondiaux, pour l’Europe, pour la France, par tailles d’entreprises (petites, moyennes et grandes) ainsi que pour 23 secteurs et industries.
Pour télécharger le rapport complet (en anglais), cliquez ici
311 pages de lecture ; disponible en librairie ; sur le site de Gereso en version papier (25 euros) ou eBook et ePub (17,99 euros) ; sur les plateformes.
À partir des résultats de nos travaux de recherche et d’exemples récents, de différents cas d’entreprise, de retours d’expérience, nous exposons un cadre d’intervention actualisé sur une fonction en complète refonte. Illustré de nombreux entretiens avec des opérationnels de la gestion des risques, cet ouvrage basé sur une double approche académique et terrain propose une approche complémentaire à celle de l’association professionnelle des Risk Managers : méthodologie qualitative, résultats basés sur des entretiens semi-directifs menés sur un échantillon homogène de Risk Managers corporate.
Il s’agit d’une version actualisée de notre précédent ouvrage aujourd’hui épuisé (2022).
La gestion des risques et la fonction Risk Manager n’ont jamais été aussi essentielles. Nous y abordons de nombreux points nouveaux. Par exemple :
✔️ Actualisation des étapes de la démarche de gestion des risques et mise en évidence de l’Enterprise Risk Management
✔️ Ajout d’une nouvelle période de 2019 à aujourd’hui – l’ouvrage couvre désormais la période de la fin des années 90 à 2015 –
✔️ Nouveaux exemples et point réglementation très complet et actualisé sur les deux nouveaux risques climatiques et cyber-IT (intégrant l’IA)
✔️ Actualisation de la généralisation de la Fonction Risk Manager et évolution des autres acteurs
✔️ Intégration des dernières évolutions : de l’activité des Risk Managers / de leur place dans l’organisation / de leurs compétences / de leurs rôles
✔️ Mise en évidence des évolutions avec un nouveau profil de Risk Manager ; architecte « plus abouti » ou pilote de la gestion des risques
✔️ Nouveaux exemple de risques opérationnels
✔️ Plans d’actions sur la cartographie des collaborateurs clés (cartographie spécifique)
✔️ Ajout de nouveaux outils de gestion des risques…
CONFERENCES DIAGNOSTIC RISQUES-GESTION DES RISQUES. UNIVERSITE DE TOULOUSE. M2 Parcours Droit et Gestion des Entreprises de la Toulouse School of Management et de l’Ecole de droit de Toulouse.
Le risque, la gestion des risques et plus spécifiquement l’émergence, l’identification et le(s) rôle(s) de la Fonction Risk Manager sont mon thème de recherche au sein du Laboratoire de Gestion et des Transitions Organisationnelles et une des matières que j’enseigne à l’Université de Toulouse.
🙏 Merci à mes collègues de m’avoir permis d’intervenir cette année encore sur les sujets du risque et de la gestion des risques auprès des étudiants en M2 Parcours Droit et Gestion des Entreprises de la Toulouse School of Management et de l’Ecole de droit de Toulouse. J’ai passé six heures très agréables avec eux.
J’espère que cette sensibilisation :
👍 les a intéressés
📚 leur a apporté du contenu
🏃♂️ leur a ouvert de nouvelles perspectives. Les complémentarités droit et gestion des risques sont en effet nombreuses et les doubles profils pertinents.
Double Master Droit et Gestion des entreprises Droit des affaires – TSM-École de droit de Toulouse
LGTO
Le dernier contenu de mon blog portait sur la panne d’électricité en Espagne intervenue le 28 avril 2025 ; il a été l’occasion de revenir sur :
Pour approfondir votre analyse de cet évènement, je vous invite aujourd’hui à lire :
« Le 28 avril 2025, un black-out massif a plongé l’Espagne et le Portugal dans l’obscurité, affectant près de 60 millions de personnes.
⚡ Black-out : une menace invisible, mais bien réelle ! ⚡
Imaginez : plus d’électricité, plus d’internet, plus de communication.
Un black-out électrique ou informatique peut paralyser en un instant les entreprises, les services publics et nos vies quotidiennes.
Pourquoi cette menace est-elle plus actuelle que jamais ?
Hyperdépendance aux technologies : tout repose sur des infrastructures interconnectées.
Cyberattaques ciblées : les réseaux électriques et informatiques sont des cibles stratégiques.
Effet domino dévastateur : transport, santé, communication, économie… tout est impacté.
Ce dossier vous donne les clés pour vous préparer à un scénario catastrophe :
✅ Comprendre les causes et les impacts d’un black-out.
✅ Identifier les secteurs les plus vulnérables.
✅ Adopter des stratégies de résilience et de continuité.
Se préparer à un black-out n’est plus une option, mais une nécessité.
Découvrez les mesures essentielles à mettre en place dès maintenant.
📢 Votre entreprise est-elle prête à affronter une panne généralisée ?
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